Mercedes fait marche arrière : Adieu les noms EQ, retour au classique !

Mercedes fait marche arrière : Adieu les noms EQ, retour au classique !

25 février 2025

 

Imaginez-vous dans la peau de Mercedes-Benz, les rois incontestés des carrosses de luxe à quatre roues. Il y a quelques années, ils ont débarqué en fanfare avec leur futur électrique : EQ par-ci, EQ par-là – une ribambelle de bolides électriques rutilants aux noms dignes d’un film de science-fiction. Mais voilà, en 2025, Stuttgart tire le frein à main et donne un grand coup de volant. Fini les noms EQ à part, place à… tenez-vous bien… des appellations Mercedes normales avec une petite touche électrique. Accrochez-vous, parce que cette histoire sent le drame, la logique et une bonne dose d’entêtement germanique – avec un zeste d’humour à la française, bien sûr.

Remontons un peu le temps. Il y a quelques années, Mercedes s’était lancé à fond dans l’aventure EQ. On avait droit à l’EQE, l’EQS, et toute une flopée de SUV avec ces deux lettres branchées en guise de drapeau. L’idée était claire : les voitures électriques devaient se démarquer, avoir leur propre personnalité. Pas bête, hein ? Sauf que le monde tourne, le marché tousse, et la transition vers le tout-électrique ressemble moins à un sprint qu’à un marathon avec des côtes bien raides. Alors, dans un virage aussi malin que désopilant, Mercedes se dit : « Bon, assez rigolé avec ces EQ. Simplifions tout ça ! »

Désormais, les modèles électriques se contentent d’un petit ajout derrière leur nom : EQ Technology. Et voilà, c’est tout. Fini les sous-marques à part, fini les noms futuristes qui vous donnent l’impression de commander un vaisseau spatial. Prenez la nouvelle CLA, par exemple. Sa version tout électrique s’appellera simplement CLA avec EQ Technology. Les hybrides ? EQ Hybrid Technology. C’est d’une simplicité tellement désarmante qu’on dirait une idée sortie d’un bistrot après un pastis de trop. Et franchement, ça marche. Parce qu’au fond, quand vous achetez une Mercedes, vous voulez une Mercedes – pas un gadget avec une prise.

Mais derrière ce demi-tour, il y a du sérieux. Jetez un œil aux chiffres de vente et tout s’éclaire. L’an dernier, en Europe, Mercedes n’a écoulé que 12 391 EQE – une chute de 21 % par rapport à l’année d’avant. Pendant ce temps, la bonne vieille Classe E à moteur thermique filait comme une fusée : 45 772 unités, soit 32 % de plus. Le message est limpide : les clients veulent toujours le goût Mercedes, mais avec une option électrique au passage. Alors pourquoi se compliquer la vie avec une gamme EQ à part quand on peut tout réunir sous le même toit ? La future Classe E, prévue pour 2027, pourrait par exemple proposer des moteurs essence et électriques. La version à piles ? Une simple Classe E avec EQ Technology. Élégant, efficace, presque trop malin.

Et puis, il y a la Classe G, cette vieille bourrique chic qui fait encore rêver dans la boue. Sa version électrique s’appelle déjà G 580 avec EQ Technology – pas d’EQG alambiqué en vue. Même topo pour les Classe T et Classe V : des options électriques sans chichi. Même les EQA et EQB flirtent tellement avec leurs cousins essence GLA et GLB qu’on se demande pourquoi ils ont eu des noms à part au départ. Mercedes a enfin capté : les clients veulent du choix, pas un casse-tête.

Évidemment, on ne peut s’empêcher de lorgner chez les voisins. BMW cogite encore sur les noms de sa Neue Klasse, et Audi vient juste de sortir de son propre bazar numérique. Mercedes, lui, joue les sages : pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Ils ne jettent pas complètement l’EQ aux oubliettes – il traîne encore un peu sur les modèles actuels – mais le signal est clair : les voitures électriques ne sont plus une bizarrerie, elles sont la norme. Et cette norme mérite un nom qui colle à l’étoile sur la calandre.

 

Alors, qu’est-ce qu’on retient de tout ça ? Mercedes prouve qu’un géant plein aux as peut faire demi-tour et dire : « Bon, d’accord, on s’est peut-être un peu emballés. » C’est un rare moment de lucidité dans une industrie qui fonce souvent tête baissée. Et avouons-le, c’est un peu cocasse : toute cette hype EQ d’il y a quelques années, balayée pour une approche si sobre qu’on commanderait presque une choucroute avec. Pour nous, amateurs d’autos, c’est une aubaine : plus de liberté, moins de prise de tête, et une Mercedes qui reste une Mercedes – avec ou sans câble. Reste à voir s’ils arrivent à faire ronronner ces moteurs électriques comme un bon vieux V8. Là, ce serait un coup de maître – et on trinquerait bien à ça !