Le ministre Crucke freine sur les pneus hiver obligatoires

Le ministre Crucke freine sur les pneus hiver obligatoires

08 janvier 2026

Les routes belges peuvent devenir glissantes dès qu’un voile de neige recouvre le bitume, mais le ministre fédéral de la Mobilité Jean-Luc Crucke ne voit aucune urgence à rendre les pneus hiver obligatoires. Dans une récente interview sur RTBF Radio, il a clairement expliqué qu’il refuse d’imposer aux citoyens des dépenses supplémentaires pour un phénomène rare dans notre pays plat. De la neige ? Ça arrive trop peu souvent pour obliger tout le monde à changer de pneus, argue-t-il. À la place, il propose une approche plus maligne : laisser l’institut Vias étudier quelles routes pourraient être temporairement interdites aux voitures non équipées en cas de verglas hivernal. Une idée pragmatique qui soulève quand même des questions sur la sécurité.

Regardons les choses en face. La Belgique reste l’un des rares pays européens où les pneus hiver ne sont pas obligatoires. En Allemagne, en France ou en Autriche, c’est une évidence depuis des années pendant les mois froids ou dès que la température descend sous les 7 °C. Chez nous ? Rien de tout ça. L’État le recommande, et il a raison : les pneus hiver adhèrent mieux sur le froid, raccourcissent la distance de freinage et empêchent votre voiture de se transformer en luge récalcitrante. Même les pneus toutes saisons, pourtant un bon compromis, ne rivalisent pas toujours avec de vrais pneus hiver. Avec la petite vague de froid récente – voitures qui patinent, embouteillages monstres et pendulaires bloqués –, le débat revient en force.

Cela dit, Crucke marque un point quand il parle du coût. Un jeu de pneus hiver, c’est plusieurs centaines d’euros, sans compter le temps passé à les faire monter et démonter deux fois par an. Dans un pays dont le point culminant atteint à peine 694 mètres – bonjour le Signal de Botrange –, la neige ne tombe pas tous les hivers comme dans les Alpes. Mais est-ce une excuse pour reléguer la sécurité au second plan ? Pensez à ces matins chaotiques après une chute de neige : files interminables, accrochages en série et conducteurs coincés. Une obligation totale est peut-être trop autoritaire, mais un peu plus d’incitation ne ferait pas de mal. Crucke veut éviter de couver les gens, et on le comprend – personne n’aime les règles en plus. Pourtant, quand il s’agit de freiner (au sens propre), la prudence n’est jamais un luxe.

Et parlons un instant des voitures électriques, parce qu’elles méritent une place spéciale dans cette histoire. Avec leur couple instantané et leur centre de gravité bas, les électriques roulent déjà comme sur des rails sur route sèche. Mais en hiver ? De bons pneus hiver font toute la différence entre une conduite fluide dans les virages et une pirouette imprévue. Ils préservent l’autonomie de la batterie grâce à une meilleure adhérence et limitent l’usure de la transmission. Si vous passez à l’électrique, faites-le intelligemment : associez-le à des pneus qui domptent le froid. C’est plus sûr, et surtout beaucoup plus agréable – pas de changements de vitesse, juste une puissance silencieuse et immédiate qui vous emmène en toute sérénité, même quand il gèle.

Au final, il s’agit de trouver l’équilibre : liberté pour le conducteur, mais avec un petit clin d’œil à la responsabilité. La proposition de Crucke de fermer certaines routes en cas de verglas pourrait être une solution intermédiaire, à condition d’avoir une communication rapide et une application efficace. Et vous, qu’en pensez-vous ? Faut-il rendre les pneus hiver obligatoires, ou une simple recommandation suffit-elle ? Le débat est ouvert, et avec le climat belge imprévisible, il restera d’actualité.

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